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Séisme en Haïti, 4 ans après : le bilan des actions, les défis à relever

Le 12 janvier 2010, l’un des plus terribles séismes au monde a ébranlé Haïti, causant des dégâts dramatiques tant humains que matériels. 4 ans après cette catastrophe, l’UNICEF dresse un bilan ponctué de progrès importants, aussi bien dans les secteurs de l’éducation, de la santé et de l’assainissement. Toutefois, beaucoup de travail reste encore à faire pour aider le développement du pays.

Les enfants d'Haïti ont toujours besoin de vous

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Séisme en Haïti, 4 ans après : le bilan des actions, les défis à relever
Lors de l’inauguration d’une nouvelle école construite, les écoliers haïtiens reçoivent un kit de fournitures scolaires par l’UNICEF.
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Il existe des anniversaires dont les enfants se passeraient bien... C’était il y a 4 ans. 4 ans déjà et les séquelles du terrible séisme demeurent encore visibles, à l’image du nombre de personnes déplacées dans les zones frappées, 143 000 aujourd’hui quand elles se comptaient à plus d’un million et demi quelques mois après la catastrophe. « Tant qu’il y a des gens dans les camps de déplacés, l’opération globale de reconstruction n’est pas finie » prévient Édouard Beigbeder, représentant de l’UNICEF en Haïti depuis juin 2012.
 
4 ans après la catastrophe, nous vous proposons un bilan des progrès encourageants réalisés et des principaux défis à relever pour les enfants.

Que sont devenus les dons des Français pour l’urgence Haïti ?

La première année de l’urgence, 2010-2011, les fonds récoltés à l’échelle internationale provenaient à 80% de dons privés et s’élevaient à plus de 220 millions d’euros au pic de l’urgence. C’est grâce à cette somme conséquente que l’UNICEF a pu apporter une réponse immédiate aux enfants haïtiens et leurs familles tout en inscrivant son action dans la durée.
L’utilisation de vos dons se matérialise à travers des résultats conséquents et concrets que l’enquête démographique et sanitaire 2012, menée par l’institut haïtien de l’enfance, a révélés (comparativement à sa précédente édition 2005-2006) :

  • Diminution de la mortalité infantile de moins d’un an : de 78 décès pour 1000 naissances à 59 pour 1000
  • Division par 2 du nombre d’enfants souffrant de malnutrition aigue sévère: de 10 % à 5 %
  • Augmentation du nombre d’enfants inscrits à l’école primaire : de moins d’un enfant sur 2 à presque 8 enfants sur 10
  • Doublement des installations sanitaires (toilettes améliorées) dans les familles en zone rurale : de 10 à 20 %

« Les fonds des donateurs nous ont permis de faire une réelle différence avec un grand impact sur l’aide apportée aux enfants haïtiens, explique Édouard Beigbeder. Maintenant il faut s’assurer que ces progrès puissent être ancrés et les faire perdurer dans les années à venir. Car une rupture trop brutale de l’aide mettrait en danger les progrès de ces dernières années. »
L’UNICEF pourra mesurer l’évolution de ces résultats avec le gouvernement haïtien lors de la prochaine enquête en 2015.

Éducation pour tous, des progrès spectaculaires !

Souvenez-vous du slogan de notre campagne d’aide aux enfants d’Haïti : « Construisons l’école qui reconstruira ces enfants ».
Après le séisme, l’UNICEF a construit 196 écoles avec des structures semi-permanentes à travers tout le pays afin de limiter au maximum la durée d’interruption de la scolarité. En 2014, ce sont 15 nouvelles écoles qui seront prêtes pour accueillir les enfants à la prochaine rentrée scolaire.
 
Le programme «Éducation pour tous » a montré des progrès spectaculaires pendant la reconstruction du pays. Il y a 5 ans, moins d’un enfant sur 2 (48 %) était inscrit à l’école primaire alors qu’aujourd’hui ce sont près de 8 enfants sur 10 (77 %) qui le sont. «Cette augmentation du nombre d’enfants inscrits à l’école primaire est énorme pour un pays comme Haïti, selon Édouard Beigbeder. L’éducation c’est le développement, et le développement passe par l’éducation ».
 

L’UNICEF poursuit son combat en matière d’éducation en travaillant selon deux axes : l’inscription d’un plus grand nombre d’enfants à l’école ainsi que la lutte contre les raisons de l’abandon de la scolarité (25% seulement des enfants poursuivent en enseignement secondaire), comme le manque de moyens des familles.

La santé maternelle, un enjeu primordial

Accoucher dans une maternité permet aux femmes de préserver leur vie et celle de leurs nourrissons, quand elles sont prises en charge dans de bonnes conditions. Dans ce domaine de la santé maternelle, le bilan est, là aussi, encourageant : la mortalité des enfants de moins d’un an a diminué de 78 décès pour 1000 naissances (en 2005-2006) à 59 pour 1000 (en 2012).

Derrière ces statistiques, ce sont des vies d’enfants préservées.

« Il est important que l’UNICEF continue de travailler à la fois sur l’offre, c’est-à-dire les moyens matériels, les centres de maternités, les ressources humaines, et sur la demande, c’est-à-dire les femmes et leur droit fondamental d’accoucher dans un lieu adéquat. Le droit de donner la vie dignement à leurs enfants » explique Édouard Beigbeder.

La lutte continue contre le choléra

Depuis 4 ans dans le domaine de l’eau, l’assainissement et l’hygiène, l’UNICEF a notamment participé à la réduction des risques de contamination de cette maladie mortelle et extrêmement contagieuse

pour environ 1 million de personnes dans les camps, les écoles et les centres de traitement du choléra par des opérations de traitement des eaux usées.
« La lutte contre le choléra est une priorité importante pour deux raisons. Tout d’abord parce que c’est un objectif inachevé de cette urgence. Ensuite parce qu’il est possible d’enrayer cette épidémie, de stopper sa transmission » affirme Édouard Beigbeder, en précisant qu’en juin 2013 l’UNICEF a lancé une opération pour intensifier la lutte contre le choléra, ce qui a permis de faire baisser en 6 mois le nombre de cas de 102 000 à moins de 60 000, ce qui reste très important.
 
« Haïti a la capacité d’écrire une nouvelle page de son histoire, de son développement, à travers les Haïtiens. L’UNICEF les accompagne dans ce changement en ancrant les résultats de ces 4 dernières et en les aidant vers un développement certain dans la sécurité » conclut Édouard Beigbeder, qui nourrit beaucoup d’espoir pour l’avenir d’Haïti.
« Un pays enclavé dans un monde d’opportunités et de prospérité qui ne demande qu’à s’éclore » comme il le décrit si bien.
 
Continuez à soutenir nos actions en Haïti grâce à vos dons !
Merci pour votre générosité.
 
Pour en savoir plus :
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Éducation : les défis de l’UNICEF en Haïti
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Eau et assainissement : les défis de l’UNICEF en Haïti

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Réactions (2)

Mariane

Haiti a besoin de nous

En effet la situation en haiti est encore très difficile, il y a eu pas mal de médiatisation au début de la crise, mais quelques mois après le monde a laissé cette population fragile à son compte, il y a encore beaucoup de chose à faire, il y a eu des dons de plusieurs millions voir milliard de $ mais ce n'est pas suffisant pour sortir le pays d'une des plus grandes crises humanitaire du 21e siecle, il faut déjà un grand ménage dans le pays pour rétablir la situation sanitaire à un niveau acceptable, après il faut investir dans l’infrastructure du pays qui est actuellement quasi inexistante, pour tout ça j'appel aux cœurs des citoyens du monde soucieux de l'avenir de notre planète.

astriid

les pauvres

les pauvres quand on voit tous ce quon a et qu on manque de rien plus loin dans le monde il y a des gens qui sont dans le besoin comme ces pauvres enfant haiti! meme si sa date de 4 ans ils ont toujours besoins de nous !