Interview

Fondation Sanofi Espoir, un partenaire engagé pour la santé maternelle et néonatale

Protéger la mère, c’est protéger le futur enfant. Ce principe fondamental de la santé maternelle est à la fois une des priorités d’action de l’UNICEF et de son partenaire la Fondation Sanofi Espoir. Pour Caty Forget, déléguée générale de la Fondation Sanofi Espoir, l’amélioration de l’accès à la santé maternelle passe par une plus grande synergie entre tous les acteurs, notamment les organisations internationales et les entreprises. Interview.
Fondation Sanofi Espoir, un partenaire engagé pour la santé maternelle et néonatale
L’amélioration de la santé maternelle renforce les chances de survie et favorise le développement du jeune enfant.
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À

Pourquoi avez-vous choisi de soutenir le projet UNICEF d’amélioration de la santé maternelle et néonatale au Cameroun ?
Ce programme d’actions au Cameroun, sur 3 ans, s’inscrit dans l’engagement de notre Fondation qui fait de la réduction des inégalités en santé sa mission essentielle. En plus d’être coordonné par les équipes de l’UNICEF que nous connaissons de longue date et qui sont présentes dans la région depuis 2003, il répond à plusieurs critères essentiels pour nous.
Premièrement, il concerne la lutte contre la mortalité maternelle et infantile, l’une de nos 3 priorités.
Deuxièmement, il concerne l’Afrique subsaharienne qui a les chiffres de mortalité les plus élevés, comme le Cameroun qui est classé au 18e rang des 20 pays qui enregistrent les taux de mortalité infantile des moins de 5 ans les plus importants.
Troisièmement, il vise à renforcer tous les niveaux de la pyramide de santé au bénéfice des populations les plus fragiles, en s’appuyant sur une démarche participative de tous les acteurs locaux, ce qui nous parait le meilleur gage d’appropriation et de pérennité.
 
Selon, vous, quel rôle le secteur privé, et notamment la Fondation Sanofi Espoir, peut jouer dans l’objectif 5 des Objectifs du Millénaire pour le développement qui vise à renforcer les systèmes de santé pour réduire le taux de mortalité maternelle ?
Lutter contre la mortalité maternelle et néonatale est un combat pour les femmes, c’est un combat pour la vie. Les répercussions sociales et économiques sont importantes car les femmes, et c’est très visible en Afrique, sont des acteurs clés du développement et de réduction de la pauvreté. La majorité de ces décès surviennent pendant la grossesse, l’accouchement ou les premières semaines du bébé, notamment dans les zones pauvres et isolées comme la région de l’Adamaoua où se déploie le programme. Pourtant, ils sont en majorité évitables en travaillant avec les communautés comme dans le programme en cours, sur la prévention, l’information et l’accès à des centre de santé fonctionnels et à du personnel mieux formé. Améliorer l’accès à la santé des plus défavorisés est avant tout la responsabilité des pays concernés mais face au très grand fossé des inégalités en santé qui reste à combler, une plus grande synergie entre tous les acteurs est nécessaire, acteurs de santé, organisations internationales, ONG, fondations, entreprises, et l’ensemble de la société civile. Nous considérons que risquer de mourir en donnant la vie est l’une des plus grandes violences faites aux femmes. C’est pourquoi notre Fondation a fait de la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale l’une de ces 3 priorités, avec la lutte contre les cancers des enfants et l’accès aux soins des plus démunis, pour partager compétences et ressources financières avec ses partenaires.
 
Quelles sont les futures perspectives de votre Fondation et comment voyez-vous l’avenir du partenariat avec UNICEF ?
Dans le cadre de notre réponse aux urgences humanitaires, qu’ils s’agissent de catastrophes naturelles ou de conflits armés, nous continuerons à appuyer les équipes de l’UNICEF pour permettre l’accès aux soins des personnes blessées, déplacées, comme ce fut le cas par exemple dans le camp de Zaatari, en Jordanie. Mais au-delà de l’urgence, notre mission essentielle est de contribuer à réduire les inégalités en santé sur le plus long terme, au bénéfice des populations qui en ont le plus besoin, en France pour les plus démunis et dans les pays à plus faibles ressources. Pour cela, comme pour le programme en cours au Cameroun, nous privilégions des partenariats pluriannuels, dans une approche holistique de prévention, de formation et d’amélioration de l’accès aux soins. L’avenir du partenariat avec les équipes de l’UNICEF pourra se concentrer sur la lutte contre la mortalité maternelle et néonatale, axe dans lequel nous souhaitons renforcer le rôle et l’expertise des sages-femmes, et l’amélioration de la couverture santé des personnes les plus défavorisées. Deux axes prioritaires et étroitement complémentaires pour concourir à une meilleure autonomisation des femmes et réduire le cercle vicieux maladies/pauvreté.
 
Pour en savoir plus :
Protéger la mère, c’est protéger le futur enfant
Mortalité infantile : d'énormes progrès, mais beaucoup reste à faire
Le rapport 2013 de l'UNICEF sur la mortalité infantile (PDF)
Santé maternelle, des défis à relever


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Le groupe Sanofi est un partenaire stratégique de l’UNICEF depuis 2008, non seulement de part son cœur de métier, en tant que fournisseur de vaccins, mais aussi par le biais d’actions de mécénat pilotées par la Fondation Sanofi Espoir. Outre son engagement dans ce programme de soins obstétricaux au Cameroun, la Fondation a également soutenu de nombreux programmes d’urgence de l’UNICEF notamment en Haïti (pour lequel se sont également mobilisés les salariés du groupe Sanofi), au Pakistan, en Côte d’Ivoire, dans la Corne de l’Afrique et plus récemment en faveur des enfants syriens.

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